Cinq bonnes résolutions pour mes finances

En 2018, je change de carrière, je me mets au sport… et je prends soin de mes finances ! La nouvelle année apporte son lot de changements fiscaux, avec l’introduction de la fameuse « flat tax » et du nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI). Mais certains fondamentaux ne changent pas. Découvrez mes bonnes résolutions pour 2018. 

 

  1. Je mets de l’argent de côté

Il n’est jamais trop tard pour commencer à épargner. Que je sois jeune active en 2018, mère au foyer ou chef d’entreprise, en couple, divorcée ou veuve, j’ai tout intérêt à me constituer une épargne personnelle dès aujourd’hui. Précieuse en cas de coup dur, elle permet aussi d’atteindre d’autres objectifs : assurer mon indépendance financière, concrétiser un projet à moyen ou long terme, aider mes enfants, préparer la retraite et même, profiter du potentiel des marchés financiers.

Pour chacun de ces cas de figure, il existe un ou des supports d’épargne adaptés. Comment choisir en 2018 ? Globalement favorables aux épargnants, les nouveautés fiscales ne changent pas la donne en profondeur. Un exemple : l’assurance vie demeure un placement souple adapté à tous les projets, en particulier si je souhaite anticiper ma succession dans de bonnes conditions fiscales. D’autres produits visent un objectif spécifique, comme le PEA pour investir en actions dans un cadre fiscal favorable, ou encore le PERP ou le contrat Madelin pour la retraite.

Mais qui dit épargne, dit discipline. Peu importe la somme mise de côté tous les mois : l’essentiel, c’est d’épargner régulièrement. Et pour cela, rien de mieux que les versements automatiques, disponibles pour la plupart des placements.

 

  1. Je chouchoute mon assurance vie (ou j’en ouvre une !)

Malgré une fiscalité remaniée, l’assurance vie reste attractive en 2018. Commençons par ce qui change en cas de rachat sur le contrat (et qui ne concerne que les gains issus de versements réalisés après le 27 septembre 2017).

Deux cas peuvent se présenter.

  • Mon contrat a moins de 8 ans : mes gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % + prélèvements sociaux de 17,2 %, soit 30 % au total.
  • Mon contrat a plus de 8 ans : si les avoirs sur mon contrat dépassent 150 000 €, seule la fraction des gains supérieure à ce montant est imposée à 30 %. En-deçà, je peux encore opter pour le prélèvement forfaitaire de 7,5 %, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %, soit 24,7 % au total. À noter : l’abattement de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple) est maintenu.

Conclusion : avec des rachats désormais taxés à 30 % (au lieu de 50,5 %) les 4 premières années, j’ai tout intérêt à souscrire une assurance vie dès cette année si ce n’est pas encore fait. D’autant plus que ce placement conserve les atouts qui font son succès : capitaux décès soumis à un régime spécifique hors succession pour les versements réalisés avant 70 ans, arbitrages financiers non taxés, libre désignation des bénéficiaires en cas de décès…

 

  1. J’investis en Bourse (avec prudence)

Côté réforme fiscale, les valeurs mobilières ont tiré leur épingle du jeu. Pour deux raisons principalement. Tout d’abord, elles n’entrent plus dans le calcul de l’impôt sur la fortune, désormais recentré sur les actifs immobiliers. Ensuite, elles bénéficient d’une fiscalité globalement plus clémente, avec une taxation des revenus fixée à 12,8 % (+ prélèvements sociaux de 17,2 %).

De quoi redonner un nouveau souffle aux actions notamment : les dividendes et plus-values de cession sont désormais soumis au prélèvement forfaitaire unique pour les personnes, comme moi, soumises à la tranche marginale d’imposition à 30 % et au-delà.

Et si je profitais de ce cadre favorable en 2018 pour investir en bourse ? Je peux détenir des actions soit en direct, soit via un fonds, sur un placement du type compte-titres, PEA ou assurance vie, toujours dans le cadre d’une stratégie d’investissement plus globale et avec un horizon de placement supérieur à 5 ans pour lisser les effets des soubresauts du marché.

Attention toutefois, car s’il offre un potentiel de rendement intéressant, l’investissement en bourse comporte aussi un risque de perte en capital. Prudence, donc !

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  1. Je prépare ma retraite

J’ai 38 ans cette année : le bel âge pour préparer la retraite ? Et pourquoi pas : tout comme pour se constituer une épargne, il n’y a pas d’âge pour penser à ses vieux jours. D’ailleurs, plus je m’y prends tôt, mieux ce sera pour mes revenus de retraite.

À chaque profil son produit, sauf pour certains placements « passe-partout » qui peuvent convenir à tout le monde. Incontournable, l’assurance vie reste une solution privilégiée en raison de sa fiscalité favorable et de sa souplesse – avec la possibilité de sécuriser progressivement mon épargne au fur et à mesure que la retraite approche.

Les professions libérales et travailleurs non-salariés pourront souscrire un contrat Madelin et bénéficier d’une rente viagère à la retraite. D’autres privilégieront un PERP (Plan d’Épargne Retraite Populaire) pour profiter soit d’une rente, soit d’un mix rente-capital, soit d’annuités garanties. Dans les 2 cas, les versements sont déductibles du revenu professionnel imposable (dans la limite d’un plafond).


5. Je fais appel à un expert 

Pas facile d’y voir clair dans la myriade des produits financiers disponibles, ni de se repérer dans le nouvel environnement fiscal. Voilà pourquoi, avant de choisir mes placements, je profite de conseils d’expert. Mon banquier privé, secondé au besoin par un ingénieur patrimonial, est là pour répondre à toutes mes questions et m’orienter vers les produits et stratégies les plus adaptés à mon profil.

> Je contacte un conseiller ODDO BHF

 

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Actualités 29 Janvier 2020
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