Investissement dans le vin et accompagnement des familles viticoles : l’expertise de la Banque Privée

ODDO BHF accompagne des familles viticoles de nos terroirs dans leur gestion patrimoniale, ainsi que ses clients en quête d’un placement plaisir. Aujourd’hui, c’est Joseph Vatus qui incarne cette expertise dans le Groupe. Banquier privé par profession, spécialiste viticole par passion, Joseph Vatus conseille ses clients en les faisant bénéficier des atouts d’un Groupe familial et indépendant. Rencontre.

D’où vous vient la passion du vin ?

« Je suis ‘tombé dans la marmite’, pour reprendre une expression bien connue ! Originaire de Bordeaux, j’ai naturellement développé un amour pour ce produit si emblématique de notre terroir. Une passion que je partage avec Florent Prats, le directeur de la banque privée de ODDO BHF. Aujourd’hui, en plus de mon rôle de banquier privé, je mets mon expertise du marché viticole au service des projets de mes clients : entrepreneurs souhaitant se constituer une cave ou investir dans un domaine, familles viticoles engagées dans une démarche de transmission… Ce qui nous unit à nos clients ? L’esprit d’indépendance et d’entrepreneuriat, mais surtout une passion commune pour cet univers. »

À quelles stratégies patrimoniales répond un investissement dans le vin aujourd’hui ?

« Pour un domaine familial, le point-clé reste la transmission. Comment transmettre plusieurs hectares de vignobles au meilleur coût ? Organiser le partage équitable entre des héritiers dont tous ne reprendront pas le flambeau ? Est-il possible de faire des donations progressives tout en gardant la main sur le domaine ? À toutes ces questions ‘classiques’ s’ajoutent les nouveaux défis liés à un marché viticole en pleine mutation. Faibles gains de productivité malgré des terrains fonciers de grande valeur, difficulté à satisfaire une demande mondiale en croissance, concurrence accrue des vins étrangers… Pour garantir la pérennité de leur domaine, certaines familles misent sur la diversification, en achetant des parcelles hors des frontières de l’Hexagone.

Pour un particulier, le vin constitue un bon moyen de diversifier ses placements, à condition de ne pas en attendre un rendement élevé et de n’y investir qu’un pourcentage limité de son patrimoine.

Les belles opérations financières sont rares ! Voilà pourquoi le vin doit rester un placement plaisir fait par des passionnés. »

Comment investir dans le vin ?

« Un investisseur pourra choisir de se constituer une cave de bonnes bouteilles, devenir allocataire d’un domaine viticole – ce qui lui permettra d’acheter une certaine quantité de bouteilles chaque année – ou encore, acquérir des parts de Groupement foncier viticole (GFV) gérant des parcelles de vignes. Les plus fortunés pourront faire l’acquisition d’un domaine.

Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon d’investir dans le vin. Chacune comporte sa part d’incertitude, notamment en termes de valorisation ou de rendement. Mais une chose est sûre : mieux vaut bien définir ses objectifs.

Une bonne connaissance des terroirs et du marché est également indispensable, afin d’éviter les revers en cas d’échec commercial. »

Est-ce un placement fiscalement avantageux ?

« La transmission de parts de GFV ou la vente de bouteilles profitent d’abattements intéressants. Toutefois, nous déconseillons systématiquement à nos clients de fonder leurs décisions d’investissement sur des critères purement fiscaux, parce que la fiscalité change sans arrêt, comme l’illustre la suppression de l’ISF au profit de l’IFI. Cela est vrai pour tous les placements. »

Comment se structure l’offre ODDO BHF dans ce domaine ?

« Nous offrons à nos clients un conseil sur mesure et impartial, indépendant des revenus de leur investissement. Telle est notre force, et la raison pour laquelle nos clients viennent nous voir. Notre approche consiste d’abord à écouter notre client et à comprendre ses besoins, puis à lui proposer des pistes d’investissement et enfin, à gérer son placement dans la durée. Nous lui présentons éventuellement des partenaires préalablement sélectionnés. »

Rencontrez-vous beaucoup de femmes ?

« Le monde du vin se féminise de plus en plus. J’ai eu l’opportunité de croiser des femmes gestionnaires de domaines, cheffes de cave, sommelières… Par ailleurs, de nombreux couples travaillent ensemble dans la gestion de domaines : c’est notamment le cas de certains clients que nous accompagnons.

Les femmes ont toujours été présentes dans le monde du vin, avec des figures très marquantes. En Champagne, on peut notamment citer Madame Bollinger ou Madame Clicquot, qui ont véritablement révolutionné leur industrie.

Aujourd’hui, avec la ‘starification’ des vignerons, cette tendance continue. »

Comment voyez-vous l’avenir du marché des vins ?

« Je distingue 3 tendances de fond. Premièrement, l’internationalisation du marché, avec la montée en puissance des vins du ‘Nouveau Monde’ : États-Unis, Afrique du Sud, Australie, Amérique du Sud, Chine… Ensuite, l’impact du contexte politique et économique : en particulier, le Brexit risque de changer la donne pour les vins français qui s’exportent très bien outre-Manche. Enfin, les nouvelles technologies sont en train de transformer le secteur à tous les niveaux, aussi bien dans la manière de produire du vin que dans la façon de le commercialiser ou de le consommer. Un dernier point : on ne peut plus ignorer les effets du changement climatique, dont les aléas renforcent l’incertitude sur ce marché. »

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent se lancer dans l’investissement dans le vin ?

« Calibrez bien votre projet en termes d’objectifs, de montant et d’investissement personnel. Un expert pourra vous y aider. »

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